samedi 4 mars 2017

Sport sur ordonnance : les modalités de prise en charge

Sport sur ordonnance : les modalités de prise en charge
blasbike/epictura

Dès le 1er mars, les médecins pourront prescrire de l'activité adaptée. Mais le décret d'application reste trop flou pour les professionnels concernés.

 C’est un grand pas, pour un pays champion de la consommation médicamenteuse. Le 1e mars, la France va adopter le « sport sur ordonnance ». Les 10 millions de « patients ALD » (affection longue durée), qui souffrent de pathologies lourdes et chroniques, pourront se voir prescrire des séances d’activité physique adaptées à leur maladie. Objectif : améliorer la condition physique de ces patients mais aussi diminuer la dépendance du système de soins à l’allopathie.

Belle initiative, sur le papier, mais elle fait déjà grincer des dents. Car le dispositif n’est pas financé, comme l’a fait valoir Jean-Marc Descotes, co-fondateur de l’association CAMI – Sport et Cancer, qui exprimait ce mercredi son sentiment de frustration dans nos colonnes. « Le décret d’application a donné l’illusion qu’il ferait entrer l’activité physique et sportive (APS) dans le champ de la santé. Mais il n’en a pas donné les moyens », a-t-il ainsi déploré.

"Une réunion de finalisation"

De fait, le décret ne précise pas les modalités de prise en charge nationale du dispositif. Actuellement, la prescription ne peut donner donc lieu à un remboursement. Par ailleurs, le futur système pèche encore par son manque de simplicité, ce qui peut constituer un frein, à la fois pour les prescripteurs, les collectivités et les patients.

Pour répondre à ces difficultés, une réunion de finalisation doit avoir lieu ce lundi soir sous l’égide de la direction générale de la Santé, avec des représentants du ministère de la Santé, du Sport, de l’Enseignement, mais aussi des éducateurs sportifs, des kinésithérapeutes, des associations et fédérations sportives, ainsi que des élus locaux.

L’objectif est double : valider le formulaire de prescription – un point particulièrement important pour faciliter la démarche des prescripteurs – et mettre au point une instruction ministérielle obligeant les Agences Régionales de Santé (ARS) à inscrire dans tous les plans régionaux un « contrat local santé sport » organisé et financé.

"Basculement"

« Lorsque ces deux conditions seront réunies, les modalités de prise en charge vont s’organiser », veut croire Alexandre Feltz, adjoint santé à la mairie de Strasbourg, où le « sport sur ordonnance » est en place depuis plusieurs années.

« Il s’agit d’un basculement du système français vers la prévention, poursuit-il. Ce thème est déjà repris par les candidats à l’élection présidentielle, qui ont un intérêt évident pour les modalités de financement de la logique préventive. Je n’imagine pas que ce dispositif soit, au final, non remboursé ».

Financement multiple

Dans la capitale européenne, les autorités locales ont fait reposer le financement du « sport sur ordonnance » sur des sources multiples. La ville s’est engagée fortement aux côtés de l’ARS, du conseil départemental, du régime local de l’Assurance Maladie, de la Sécurité Sociale et des mutuelles.

Cette multiplicité des sources a permis de garantir la gratuité du dispositif pour la première année de prescription, succédée d’un système de « tarification solidaire » pour les autres années (20 € par an pour les patients qui perçoivent les minima sociaux ; 50 € pour celles qui sont au Smic ; 100 € pour les salaires supérieurs).

A l’échelle nationale, il y a fort à parier que le dispositif trouvera, à l’image de Strasbourg, un financement pluriel. « Il le faudra, car si la Sécurité Sociale se désengage de ce dossier, les offres privées prendront le dessus. C’est déjà le cas, avec les coach individuels et les salles de sport qui commencent à occuper le créneau ». Le risque de sélection par l’argent serait alors élevé, alors que les pathologies incluses dans la liste des ALD révèlent souvent une profonde discrimination sociale…

par Marion Guérin

 

Source http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/20123-Sport-sur-ordonnance-les-modalites-de-prise-en-charge

 

 

Posté par evynou35 à 16:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dimanche 6 décembre 2015

La liste noire des 28 médicaments sans ordonnance à proscrire

 

image: http://preprod-img.medisite.fr/files/resize/images/article/8/7/8/976878/2218139-inline-500x334.jpg

On les utilise contre le rhume, les maux de gorge, la grippe ou les problèmes digestifs…Dans la liste des médicaments sans ordonnance, 28 parmi les plus populaires sont à proscrire, d’après une étude du magazine 60 Millions de consommateurs. 

Le dernier hors série de 60 Millions de Consommateurs "Se soigner sans ordonnance" alerte sur les risques de l'automédication en dressant une liste de 28 médicaments prescris sans ordonnance et dangereux. Selon un sondage du groupe de communication Mediaprism (également investit dans l’enquête), 78% des Français ont recours à des médicaments sans prescription médicale.

C’est une étude du Pr Jean-Paul Giroud, pharmacologue clinicien, et d’Hélène Berthelot, pharmacienne experte de la Haute autorité sanitaire (HAS) qui a révélé cette liste de 28 médicaments "à proscrire", après avoir analysé 61 médicaments accessibles sans ordonnance.
En cause, le nombre de leurs effets indésirables et de leurs contre-indications par rapport à leur efficacité sur les maux passagers qu’ils entendent améliorer (certaines substances seraient même inefficaces).

Voici la liste, éditée par France Info, des médicaments à proscrire selon le magazine :

Contre le rhume :

- Actifed Rhume®
- Actifed Rhume Jour & Nuit ®
- Nurofen Rhume®
- Dolirhume®
- Rhinadvil Rhume Ibuprofen et Pseudoéphédrine®
- Humexlib Paracétamol Chlorphénamine®

Contre la grippe :

• Actifed États grippaux®
• Doli État grippal®
• Fervex Phéniramine adulte sans sucre®

Contre la toux :

• Bronchokod Toux grasse sans sucre adultes 5% ®
• Exomuc Toux grasse orange®
• Fluimucil orange®
• Humex Toux sèche Oxomémazine caramel®
• Mucomyst Toux grasse orange®
• Toplexil sans sucre®
• Néo-Codion®

Contre les maux de gorge :

- Humex Mal de gorge®
- Maxilase®
- Toplexil®
- Colludol®
- Drill miel rosat® et Drill Tétracaïne®
- Hexaspray®
- Strepsils Lidocaïne®
- Strefen sans sucre orange®

Contre les diarrhées :

• Ercéfuryl®

Contre la constipation :

• Contalax®
• Dragées Fuca®
• Pursennide®

Dans la liste des 61, 20 autres médicaments ont été étiquetés "faute de mieux", soit inefficaces ou très faiblement, mais sans effets indésirables. Par exemple :
Contre la digestion difficile et la diarrhée :
- Spasfon®
- Smecta®
D'autres médicaments ont également été signalés comme "à privilégier".

Posté par evynou35 à 12:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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lundi 16 mars 2015

Activité physique sur ordonnance

Activité physique sur ordonnance

Alors que le Ministère de la Santé doit mettre en œuvre dans les prochaines semaines un plan en faveur de l'activité physique,l’Académie de médecine va plus loin en préconisant une prescription et un remboursement de l'activité physique en France. Sur quel argumentaire repose une telle démarche ?

L’activité physique a des effets préventifs et thérapeutiques

Les bénéfices de l’activité physique sur la santé physique et mentale ne sont plus à démonter et nous accumulons les preuves.

Alors pourquoi les médecins ne pourraient-ils pas en prescrire, au même titre que les antalgiques, les antihypertenseurs, les antibiotiques ou les antidépresseurs ?

En effet, l’activité physique est bénéfique pour le sommeil, le stress et l’anxiété. Elle améliore la fonction cardiovasculaire et pulmonaire, les muscles, le squelette, le système nerveux, le cerveau et l’immunité, et prévient ainsi l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité, la dépression, etc. Mais l’activité physique facilite aussi le sevrage tabagique, augmente l’espérance de vie, retarde la dépendance des personnes âgées et diminue la consommation de médicaments.

Rembourser l’activité physique serait plus rentable que les médicaments

Au final, adultes et seniors sont invités à la pratiquer cinq demi-heures par semaine, en privilégiant les exercices de gymnastique ou de culture physique, tout en conservant un mode de vie actif.

Considérant le peu d’adultes pratiquant régulièrement plus de 30 minutes de sport par semaine, il serait normal que les pouvoirs publics s’en mêlent et que les médecins soient habilités à prescrire du sport sur ordonnance. Les Académiciens suggèrent que les médecins précisent clairement sur l’ordonnance "le détail des activités physiques" : nature du sport recommandé, intensité, durée et fréquence des séances, suivi et contrôles médicaux à observer.

Pour la Sécurité sociale, le remboursement de séances de sport serait plus rentable que celui des médicaments, dans la mesure où l’activité physique agit à la fois en amont en prévenant le développement de pathologies lourdes, mais aussi en prévenant les récidives, en améliorant l’efficacité des traitements et en diminuant la consommation de médicaments. Le calcul a été fait : « la Sécurité sociale économiserait 56,2 millions d'euros par an en finançant à hauteur de 150 euros une activité physique ou sportive adaptée à 10% des patients souffrant de cancer, de diabète ou d'insuffisance respiratoire chronique ».

Article publié par Isabelle Eustache le 02/11/2012

Rapport de l’Académie de Médecine, octobre 2012.

Source :

http://www.e-sante.fr/activite-physique-sur-ordonnance/breve/389

 

Posté par evynou35 à 15:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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